amdh Administrateur - Site Admin
Inscrit le: 25 Oct 2006 Messages: 8
|
Posté le: Ven Nov 24, 2006 10:29 pm Sujet du message: orientations possibles |
|
|
Nous sommes tous plus que débordés en cette période, et peu de personnes se sont inscrites et encore moins participent à ce forum. Ce n'est qu'un essai, qu'un début... D'ici le 2 décembre vous pouvez encore faire des suggestions.
Il faudra trouver quelques orientations.
La notion même de relativisme a besoin d'être élucidée, par rapport à celle de pragmatisme par exemple. La question historique qui a été brièvement évoquée au début de ce forum, dans le sujet "lancement etc..." méritra sans doute d'être approfondie.
Le relativisme peut porter sur le savoir scientifique, sur le statut même de la science ("l'épistémologie anarchiste" de Feyerabend étant la forme la plus radicale, mais le relativisme n'est généralement pas revendiqué par ceux qui en sont taxés: faut-il y inclure Rorty, qui se dit pragmatiste mais non relativiste ? ou Putnam ? ou Davidson? Kuhn lui même ?), il peut concerner les cultures et l'éthique. Mais le colloque portera sur "relativisme et éducation". La question pourra être : peut-on concilier une conception relativiste (à définir) et la conviction nécessaire (?) pour enseigner ? Comme le disent Rorty et les autres, un relativisme radical est autoréfutant (si tout est relatif le relativisme lui même l'est, donc etc...). Ce type de relativisme peut assez vite être évacué (encore que...à voir), mais quel degré de relativisme est compatible avec la croyance à ce qu'on enseigne ? ou aux valeurs que l'on veut transmettre? (voir les réflexions de JC Forquin sur la notion de culture).
Autre question qui découle de la précédente : peut-on en toute rigueur parler de relativité des valeurs ?
Et pour revenir au savoir scientifique, quel statut lui donner après les critiques relativistes ? Toute volonté de penser en termes de "vérité" (à définir comme "construite", soumise à la critique, évolutive...) est-elle nécessairement naïve et rétrograde ? Mais ce dont on sait qu'on ne peut en être sûr : comment le transmettre aux enfants ? sous quelle forme ? cela a-t-il du sens de vouloir leur faire partager nos inceritudes ? mais cela a-t-il du sens de faire comme s'il y avait des certitudes là où il n'y en a pas ?
J'arrête là ma réflexion au fil du clavier...Il reste encore une semaine avant le 2 décembre.
A vous lire...
AMDH |
|